Entretien avec le journal Milênio Stadium

Cliquez sur le lien suivant pour lire l'intégralité de l'interview sur https://mileniostadium.com/12-de-novembro-de-2021/

L'interview a été menée par le MDC Media Group (Camões TV / Camões Radio et Milênio Stadium Newspaper), un média basé à Toronto-ON, dédié aux communautés de langue portugaise et au-delà.

Nous avons été ravis de contribuer à un média local qui se concentre sur la langue portugaise et, en particulier pour cette semaine, sur « Le café dans le monde – la composante sociale de la 3e boisson la plus consommée au monde ». Coffee Lover

Interview republiée intégralement ci-dessous :

Faire un bon café a ses astuces et le commerce associé s'est adapté aux exigences. D'une part, la durabilité économique du secteur et, d'autre part, la diversification de l'offre.

En 2001, le Canadian Barista Institute (canadianbaristainstitute.com) a vu le jour dans le but de préserver l'art d'être Barista. L'introduction de nouvelles technologies, offrant des ventes dépersonnalisées – en utilisant des machines distributrices – nous a menés à un point préoccupant : la dévalorisation croissante du Barista ou même du propriétaire de café. Ce fut le plus grand stimulant pour commencer à chercher des solutions qui maintiendraient les emplois et garantiraient la prestation d'un service de qualité. Dans cette interview, Les Kuan explique le type de travail développé par cet institute et clarifie l'importance de préserver les techniques ancestrales lors du service du café.

Milénio Stadium : Cet institute a été créée en 2001 en grande partie grâce aux Championnats canadiens de Barista. Au final, l'objectif principal était-il d'aider à améliorer le niveau de qualité de service de ceux qui travaillent dans ce domaine ?

Les Kuan : À l'époque, au début des années 2000, le café artisanal de 3e vague était presque inexistant au Canada. C'est à ce moment-là que Starbucks passait aux machines automatiques et que l'art d'être barista risquait d'être abandonné. De là est né un mouvement de protestation en réponse qui est devenu connu sous le nom de 3e vague ou café artisanal. Notre rôle était de prendre le germe de ce mouvement et de le répandre à travers le Canada, principalement par le biais de nos cours et du championnat de barista.

MS : À ce moment, la recherche d'une meilleure qualité dépasse la compétition. S'agit-il maintenant de répondre à une demande croissante de qualité de la part des clients ?

LK : En réalité, le consommateur a été confus quant à la bonne qualité, car la plupart des consommateurs boivent des cafés de qualité inférieure, trop torréfiés et rassis. Le mouvement de la troisième vague et les compétitions visaient à enseigner aux consommateurs le goût réel d'un café de haute qualité et comment le simple choix d'acheter des cafés fraîchement torréfiés de 3 à 14 jours pouvait changer leurs attentes. Il s'agit donc davantage de sensibiliser et d'éduquer les consommateurs que de simplement leur proposer des cafés frais de qualité.

MS : Quelles compétences doit posséder un Barista ou une personne souhaitant travailler dans un café ?

LK : L'amour du café, l'engagement envers l'excellence et la compréhension que "assez bon" est quelque chose qu'un barista de la 3e vague ne devrait jamais accepter. Le fast-food est "assez bon", mais la gastronomie exige une norme plus élevée. Nous devons appliquer cette norme plus élevée également au service client. Nous avons proposé un "code de conduite" qui est cohérent dans leur niveau de professionnalisme et de service. Apprenez-en davantage ici : https://canadianbaristainstitute.com/blogs/news/code-of-conduct-coffee-shop

MS : Que peut-on faire différemment avec la matière première « café » ?

LK : Par nature, la plupart des gens sont toujours à la recherche de la prochaine grande chose, mais en réalité, nous devons d'abord résoudre des problèmes fondamentaux. Si nous achetons et buvons du café de qualité fraîchement récolté et fraîchement torréfié et que nous enseignons à nos amis et à notre famille que les dates sur le sac de café ne devraient pas dépasser un mois, ce café est plus qu'un sac de café générique que nous achetons dans une épicerie, rassis et de faible qualité.

MS : Les cafés avec lesquels vous travaillez peuvent-ils également faire une différence dans le produit final présenté au consommateur ?

LK : La qualité compte certainement, mais pas si les grains ne sont pas frais. Pensez à la cuisine. Peu importe la qualité de vos ingrédients s'ils ne sont pas frais et si le cuisinier ne sait pas ce qu'il fait.

MS : On peut lire sur votre site web : « Notre objectif est d'éduquer – nous voulons simplement améliorer la qualité du café au Canada, une tasse à la fois ». Pouvons-nous dire que ces années de votre existence ont déjà contribué à un changement (pour le mieux) dans ce domaine professionnel ?

LK : Nous sommes fiers de notre histoire et de notre contribution aux baristas et aux nouveaux entrepreneurs à travers le Canada, et nous nous réjouissons de nombreuses années de croissance continue. Mais le travail ne s'arrête jamais, nous avons encore beaucoup de buveurs de café à éduquer, ce qui signifie que nous devons continuer à former de nouveaux baristas artisans pour poursuivre le travail.

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